Innover dans le culte des morts

Les sépultures ne sont pas apparues avec le Néolithique. De réelles sépultures ou des « attentions témoignant d’un fait funéraire » (déplacements ou enlèvements d’ossements ou encore ajouts de dépôts) existent dans la période entre 100 000 et 35 000 avant notre ère, sépultures appartenant tout autant à des néandertaliens qu’à des hommes modernes.

Deuxième point, si nous connaissons un grand nombre de tombes, celles-ci ne représentent réellement qu’une faible part de la population. Il existe probablement deux raisons à cela :

  • De nombreuses sépultures isolées ont échappé aux archéologues, soit qu’elles aient été détruites, soit qu’on ne les ait pas trouvées
  • Il est vraisemblable que tous les membres de la population, n’avaient pas accès aux sépultures. Les causes de ce fait sont évidemment inconnues.

Dernier point, on lie souvent les pratiques funéraires et la religion. Ce lien est possible mais il est difficile à attester avant le Néolithique car on peut tout à fait enterrer la dépouille d’un parent pour la protéger des charognards. Pendant le Néolithique, des religions sont cependant clairement établies et des rites funéraires particulièrement sophistiqués traduisent sans doute des pratiques religieuses, au pour le moins des pratiques sociales.

 Définitions et concepts.

La sépulture est le lieu où sont déposé les restes d’un ou plusieurs défunts et où il subsiste suffisamment d’indices pour que l’archéologue puisse déceler dans ce dépôt la volonté d’accomplir un geste funéraire

Il existe un grand nombre de classification de sépultures et de pratiques funéraires.

On peut d’abord distinguer les dépôts funéraires en fonction de ce qu’on fait du corps :

  • Une sépulture primaire = un fait funéraire unique, on dépose un corps et c’est terminé.
  • Une sépulture secondaire est le résultat d’une réintervention sur un défunt. C’est-à-dire qu’on a déplacé le corps ou les ossements ou une partie des ossements. On parle de réduction si un corps a été déplacé pour faire de la place dans un caveau et qu’on a conservé seulement une partie des ossements et jeté le reste ailleurs.

On peut aussi distinguer les sépultures à inhumation et à incinération :

  • L’inhumation : C’est la mise en terre du corps, mais on va employer le même mot si le corps est déposé dans une chambre funéraire non ensevelie.
  • Par opposition, l’incinération désigne un corps brûlé en totalité ou partiellement avant son enfouissement. Cela existe au Néolithique mais se développe surtout pendant la Protohistoire.

Ensuite, on peut distinguer par le nombre de corps et le caractère simultané ou successif des dépôts, on a alors :

  • Des sépultures individuelles,
  • Des sépultures plurielles, indiquant la présence de plusieurs individus.

Parmi les sépultures plurielles, on distingue ensuite :

  • Des sépultures multiples : indiquant plusieurs individus inhumés ensemble en une fois.
  • Des sépultures collectives désignant des dépôts successifs et échelonnés dans le temps.

On peut enfin distinguer des sépultures ponctuelles et des sépultures fonctionnant comme des « temples funéraires » où l’on va revenir et réintervenir sur les corps déposés :

  • Sépultures isolées
  • Sépultures associées à d’autres structures : habitat, lieux de culte…
  • Sépultures groupées en nécropoles.

Quelques concepts récurrents pour le Néolithique

Pour les cas les plus courants concernant le Néolithique, on va avoir tout à la fois des caractères récurrents très stéréotypés et en même temps une importante variété au niveau des architectures ou des dépôts d’objets :

Parmi les caractères récurrents, notons :

  • L’ensevelissement des défunts qui est généralement lié à la mise en sécurité des corps face à d’éventuels charognards peut prendre la forme d’un trou dans la terre, une fosse ou de constructions architecturées hors sol dans certains cas.
  • La position des défunts va être aussi assez souvent un décubitus latéral, c’est-à-dire la position fœtale pour ce qui est des cultures du Néolithique en Europe.
  • Enfin, la tombe en fosse simple : c’est-à-dire un simple trou dans la terre rebouché après usage demeure le mode funéraire le plus répandu dans le Néolithique européen pendant toute sa chronologie, mais évidemment il n’est pas le seul.

Contrairement à ce que l’on peut penser, les sépultures utilisant des cavités naturelles sont très nombreuses, au moins là où les cavités naturelles existent. Il ne s’agit pas forcément d’une facilité pour s’éviter de creuser des fosses dans le sol ou de construire des monuments, mais sans doute de réels choix culturels voire peut-être religieux. En effet on retrouve aussi dans plusieurs régions éloignées les unes des autres, des cavités artificielles.

Ces cavités artificielles sont appelées « hypogées » et se trouve pour l’Europe, surtout dans la Marne, au débouché de la vallée du Rhône, dans la Drôme, le Gard et le Vaucluse avec quelques cas isolés ailleurs en Provence, mais aussi en Italie centrale puis surtout en Méditerranée, en Sardaigne, en Sicile, à Malte, et quelques cas aux Baléares.

Ces hypogées présentent une grande variété. Il s’agit pour les plus simples d’une fosse creusée dans le sol et qui contrairement à la simple sépulture en fosse, va demeurer accessible par un passage, une sorte d’antichambre ou de vestibule.

En Sardaigne, à partir du Néolithique récent, les hypogées vont devenir très grands, comporter plusieurs pièces avec des colonnes, des portes, des fausses portes, des décorations, et parfois de probables répliques de ce que devait être l’habitat de l’époque avec en particulier, des imitations de toitures à l’intérieur de certaines chambres funéraires. Ces hypogées vont être creusés les uns à côté des autres et se développer en véritables nécropoles, littéralement villes des morts.

A côté de ses hypogées spectaculaires, existent aussi des sépultures en fosse toute simple ou en forme de coffres de pierre qu’on appelle des « cistes ». Les cistes désignent des caissons quadrangulaires composés de 4 dalles de côté et d’une dalle de couverture, par laquelle se font l’accès, et éventuellement une dalle de fond.

Ces cistes peuvent contenir un ou plusieurs individus mais aussi des incinérations. Ils peuvent en outre être disposés dans une fosse creusée (« tombe plate ») ou implantés dans un tumulus, c’est-à-dire un tertre de terre ou de pierres, élevé au-dessus du sol naturel et pouvant être lui-même architecturé ou non, c’est-à-dire posséder des aménagements périphériques ou internes.

Ce type de coffre a aussi existé en matériaux périssable et donc avant tout en bois comme l’indiquent les observations réalisées sur certaines tombes : traces du coffrage, position du corps contractée avec des effets de parois et ces caissons de bois peuvent dans certains cas s’apparenter à un cercueil c’est-à-dire un élément mobile descendu dans la fosse avec le défunt dedans et non construit dans la fosse pour l’accueillir.

Pour les architectures dites « monumentales » on va trouver des structures tumulaires (tumulus, tertres, cairns…) qui recouvrent généralement un dolmen, une allée couverte et parfois rien du tout.

Les « dolmens » sont des constructions mégalithiques, en grandes pierres ou parfois grandes dalles et murets, qui comportent au minimum une chambre et un accès par une des parois de la chambre au moyen d’un couloir et parfois d’un vestibule entre le couloir et la chambre.

Les « allées couvertes » désignent des structures avec une longue chambre mégalithique composées de dalles et éventuellement de murets. Elles ouvrent sur l’extérieur par l’intermédiaire d’un long couloir généralement de même largeur que la chambre.

Ces monuments mégalithiques enfouis sous un tumulus peuvent bien sûr être multiples et de nombreux grands monuments de Bretagne présentent plusieurs sépultures sous un même tumulus de pierre et de terre. Un « tumulus » n’est qu’un tas (de pierre, de terre) qui généralement recouvre ce type d’architectures mais peut aussi recouvrir un coffre ou encore le corps d’un ou de plusieurs défunts directement disposés sur le sol ou encore après crémation. On parle alors de tombe sous tumulus.

Il existe aussi de nombreux systèmes « d’enclos » surtout à la fin du Néolithique et qui deviendront plus nombreux à l’âge du Bronze. Enclos en fossé ou en palissade ou les deux autour d’une sépulture, soit sous tumulus soit tombe plate.

 Les rites funéraires

Les rites les plus évidents sont les dépôts d’objets avec les corps. Les objets découverts dans les sépultures sont innombrables et très variés et vont bien souvent refléter, mais de façon déformée, les objets et les activités du quotidien des vivants.

Il va donc s’agir de récipients, en céramique généralement pour ce que l’on retrouve, mais le bois devait être largement utilisé. La question du contenu de ces récipients déposés dans les tombes est toujours d’actualité. Il est en effet peu probable que les vases aient été déposés vides.

Il s’agit aussi d’outillages et d’armes sur toutes les matières utilisées (silex et autres roches, outillages en os ou en bois animal, en métal et même parfois des meules ou d’autres objets de ce type. On trouve aussi des dépôts de nourriture, comme l’attestent certaines sépultures contenant des ossements animaux parfois groupés, parfois disposés dans un vase. Il s’agit enfin et bien évidemment de parures, de toutes sortes et de toute matières qui peuvent représenter des milliers voire des dizaines de milliers d’objets dans les sépultures collectives.

Tous ces objets déposés dépendent en grande partie des traditions des différents groupes néolithiques. Parfois des différences significatives peuvent apparaître entre deux groupes et permettent de classer les sites.

Le traitement des corps avant l’enterrement est difficilement accessible mais présente parfois des traces comme l’existence de linceuls ou de sacs cousus dans certains cas. Au moment de la mise en terre, au Néolithique ancien, le corps peut être recouvert d’ocre ou d’une autre substance du même type.

Certains sites sont des « temples funéraires », c’est-à-dire des lieux non destinés aux dépôts funéraires eux-mêmes mais peut-être liés aux rites funéraires, à la préparation des corps ou à des cérémonies liées aux enterrements ou même dédiées plus tard au souvenir. Le caractère monumental de certains sites, depuis les énormes cairns du nord-ouest de l’Europe, jusqu’aux monuments à stèles des Alpes montrent clairement que le funéraire n’est pas un domaine totalement caché dans la société, au contraire.

Avec le développement des sépultures collectives, à partir du Néolithique moyen et surtout au Néolithique final, les ancêtres ou les morts récents ont encore une place dans la société.

L’évolution des sépultures et des rites funéraires en France pendant le Néolithique

 Le Néolithique ancien

Au Néolithique ancien, que ce soit dans l’aire du Cardial ou celle du Rubané, c’est la sépulture individuelle à inhumation en fosse qui prédomine. L’individu est généralement en position repliée sur le côté, mais plus rarement d’autres positions sont possibles.

Ce qui va distinguer la sphère septentrionale de la sphère méridionale est la présence de nécropoles proches de l’habitat dans le monde danubien alors que les sépultures cardiales semblent plus isolées, et elles aussi souvent à proximité même de l’habitat.

D’une manière générale, les sépultures rubanées vont livrer plus de mobilier archéologique que les sépultures cardiales qui ne contiennent généralement tout au plus que quelques parures, rares éléments lithiques et pour ainsi dire jamais de céramique. Parmi les rites communs aux deux mondes, l’emploi de l’ocre sans être courant n’est pas rare. Sous une forme répandue en poudre, sur le corps ou localisé à certains endroits.

Le Néolithique moyen

Vers le milieu du 5e millénaire, les traditions funéraires vont se diversifier avec le début d’une certaine monumentalité funéraire avec :

  • Les monuments funéraires du groupe de Cerny. sont des monuments de terre et de bois parfois de grandes dimensions avec des sépultures individuelles.
  • Les sépultures sous dalles du type Malesherbes du bassin parisien sont des tombes en fosse, très ordinaire, recouverte d’un bloc de pierre mégalithique pouvant peser de 7 à 20 tonnes, ce qui est beaucoup moins ordinaire.
  • Les sépultures en coffre ou ciste de pierre apparaissent dès la fin du Néolithique ancien en Suisse, mais elles se développent surtout pendant le néolithique moyen entre -4800 et -4300. Ce type de tombe est aussi connu dans le sud du Bassin Parisien avec les sépultures du groupe de Chambon et aussi dans le Midi de la France.

C’est dans les Pyrénées orientales et au tout début du Néolithique moyen, avec le groupe de Montbolo qu’apparaît timidement la sépulture collective. La salle profonde de la grotte de Bélesta livre une trentaine d’individus et autant de vases caractéristiques.

Mais les dépôts collectifs sont aussi attestés pour une ciste du groupe de Chambon dans le Bassin Parisien et en Suisse ou les sépultures en Ciste se transforment en monuments collectifs qui préfigurent les dolmens, ce qui va amener le mégalithisme.

En France, le mégalithisme débute réellement dans la seconde moitié du 5e millénaire en Bretagne. L’origine des différentes formes mégalithiques peut être dans les premières formes funéraires monumentales du groupe de Cerny ou dans les longs tumulus de basse Normandie.

Les premières tombes mégalithiques sont des monuments à couloir et chambre circulaire à voûte en encorbellement, inclus dans des grands tertres circulaires à degrés. Ce type de monument évoluerait dans les siècles suivant pour passer à des chambres quadrangulaires couvertes de grandes dalles et inclus dans des tertres ovales ou rectangulaires, et tout de suite plus variés avec des plans en transept, des chambres compartimentées, des morphologies de chambres elles-mêmes variées, dans la première moitié du 4e millénaire.

C’est à la fin du 4e millénaire et dans la première moitié du 3e qu’apparaîtraient les tombes à entrée latérale et les allées sépulcrales. Ce sont ces dernières formes mégalithiques surtout qui vont diffuser à travers toute la moitié nord de la France et en particulier le Bassin parisien où les allées couvertes vont couvrir le territoire et fournir l’essentiel des données archéologiques pour le 3e millénaire.

La sépulture collective apparaît cependant sans doute dès le Néolithique moyen et se développe ensuite avec le mégalithisme alors qu’au sud de la France, les sépultures demeurent pour l’essentiel des sépultures individuelles ou multiples en fosse, ce qui ne signifie pas pour autant qu’elles ne sont pas monumentales comme le tumulus de Saint-Jean-du-Désert à Marseille qui renfermait deux coffres du Chasséen,

 La fin du Néolithique

A partir du milieu du 4e millénaire, la transition vers le Néolithique Final marque une certaine diversification des formes sépulcrales dans le sud de la France.

Les tombes en fosses et les tombes en coffre perdurent, mais apparaissent à la fois les sépultures en grottes et des architectures en fosse ovale appareillée de pierre sèche au sein d’un tumulus puis dans la seconde moitié du 4e millénaire, c’est l’apparition, avec le début du Néolithique final, dans le Midi des sépultures mégalithiques et le développement de la sépulture collective qui va devenir prépondérante et presque exclusive.

Ce mégalithisme du Midi semble provenir de l’atlantique par l’intermédiaire des groupes de dolmens du sud-ouest de la France et totalisent probablement plus de 3000 monuments d’architectures très variées.

  • Dans le sud-ouest atlantique, des allées couvertes,
  • Dans l’ouest des Pyrénées, des dolmens simples,
  • Du Périgord jusqu’au Rhône, des dolmens à chambre rectangulaire ou trapézoïdale,
  • En Provence, des dolmens à chambre carrée, et des hypogées.

C’est le Campaniforme qui réintroduit la sépulture individuelle, peut-être au contact des cultures orientales d’Europe centrale et va les rediffuser dans de nombreuses régions de France.

Dans le Nord de la France, c’est l’allée couverte enterrée (contrairement à la Bretagne où elles sont hors sol avec ou sans tumulus) qui peut accueillir de quelques dizaines à plusieurs centaines d’individus. Présentes dans l’Aisne et l’Oise, ces sépultures sont néanmoins plus nombreuses dans l’Ouest du bassin Parisien où l’on en compte encore aujourd’hui 22.

L’allée couverte est bâtie dans une tranchée à demi enterrée de forme rectangulaire. Ses parois latérales sont formées d’enfilades de grands blocs de pierres fichés en terre, appelés orthostates, dont certains peuvent dépasser les 2 mètres de hauteur. Le sol est dallé de pierres calcaires et le tout peut être recouvert pour tout ou partie de dalles.

D’une largeur de 2 mètres en moyenne, l’ensemble dont la longueur varie de 4 à plus de 20 mètres, est constitué de deux parties : un court vestibule et une chambre funéraire. A l’avant du vestibule, se situe un dispositif formant l’entrée qui peut être une dalle transversale perforée de 40 à 60 cm de diamètre appelée « trou d’homme ».

A Guiry en Vexin, c’est un muret périphérique constitué de pierres sèches qui supporte les tables de couvertures. Ces pierres sont présentes dans tous les monuments, soit comme pavage, soit pour boucher les interstices entre orthostates. La couverture de dalles n’est pas systématique et on se demande si cette couverture est posée à la construction du monument ou si elle n’intervenait que la condamnation du monument.

A Bazoches sur Vesle, sous un lit de pierres sèches de 8 mètres sur 2, les archéologues ont mis en évidence une chambre funéraire entourée de moellons enfoncés dans la terre et semblant avoir retenu à la verticale de fortes planches. Grâce à ces récentes découvertes, on sait que ces allées couvertes, moins  monumentales et beaucoup moins connues devaient être beaucoup plus nombreuses que les allées en dalles.

A côté des allées couvertes en dalles, en pierres sèches ou en bois, existaient aussi des allées aménagées sous des rochers naturels. Leur volume et leur forme sont comparables aux allées en dalles mais les parois de cotés sont constituées, non de dalle, mais de murets en pierre.

Les hypogées de la Marne sont des grottes artificielles creusées dans la  craie, dont l’entrée se présente comme un petit couloir prenant naissance dans la pente d’une colline et débouchant dans un vestibule donnant accès par une chatière à la chambre d’une sépulture collective. Plus de 150 exemplaires existent dans la Marne, la Seine et marne et dans l’Oise, ils sont regroupés en nécropole comme le Razet qui en compte 37. Certaines parois sont sculptées de motifs féminins ou de hache emmanchée.

Les fouilles de l’allée couverte de « la Chaussée-Tirancourt » permettent de comprendre la complexité d’un tel site utilisé sur plusieurs siècles  Sa première phase d’utilisation correspond  à des fragments osseux qui sont restés là, malgré un enlèvement général des premiers inhumés. Puis des couches d’inhumation se succèdent,  disposées selon des secteurs ou des cases qui pourraient être en rapport avec des regroupements de familles. Au final, c’est une véritable condamnation du monument qui est opérée par apport de matériaux scellant le remplissage, accompagné d’une destruction partielle par éclatement au feu de la partie haute des orthostates en grès.

On retrouve dans ces sépultures des offrandes collectives dans les antichambres ou des objets personnels comme des outils, des parures, des carquois de flèches, des couteaux en silex, des haches et des poteries.

Un petit nombre d’allées couvertes et d’hypogées – de l’ordre d’une dizaine – comportent des gravures ou des sculptures, voire de simples tracés sur leurs parois. Le motif le plus connu est celui de la déesse féminine. Il associe au moins 2 lignes courbes dessinant un U en relief sous lequel – et parfois au-dessus – ont été dégagés 2 sphères avec dans certains cas une partie supérieure formant un visage. Toutes ces représentations se concentrent dans la zone de l’entrée, soit sur les parois latérales, soit sur la dalle transversale condamnant l’accès de l’antichambre à la chambre.

A ces motifs, s’ajoutent des séries de bâtonnets incisés dans les hypogées, des lances, des haches où la lame est parfois bien distinguée de la pièce intermédiaire insérée dans le manche et exceptionnellement, dans la sépulture d’Aubergenville une sculpture de 47 cm représentant une silhouette humaine stylisée tenant une charrue et un outil accroché dans le dos.

 

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