Innover par l’élevage

La domestication : appropriation et le contrôle d’une population animale par une société humaine, pour la production d’un service ou d’une matière première. Elle a de notables incidences sur les animaux et sur leur espèce :

  • Il s’agit de modifications génétiques au niveau du nombre de paires de chromosomes.
  • Il s’agit aussi de modifications comportementales.
  • Il s’agit encore de modifications fonctionnelles, comme l’augmentation de la taille et du poids (via la sélection), le changement du nombre de petits par naissance et la périodicité de la reproduction.
  • Il s’agit enfin d’autres modifications anatomiques, mais non recherchées par l’homme.

 Origines et développement de l’élevage

Par ordre d’apparition, c’est le chien qui est le premier animal domestiqué par les chasseurs-collecteurs. Cette domestication est attestée au Proche Orient et en Europe au Paléolithique Supérieur entre 18000 et 12000 avant notre ère. L’usage de ces chiens demeure difficile à préciser : on parle évidemment de chiens de chasse, mais aussi d’alerte et de protection ou de chiens de chauffage (la chaleur animale), de traction, de portage et même sans doute déjà de compagnie (voir les sépultures associant hommes et chiens).

Au Néolithique, le chien devient peut-être le compagnon du berger, mais ce qui est important pour nous ici, c’est que la domestication du chien n’a pas entraîné d’autres domestications animales pour toutes ces populations du Paléolithique.

Il faut attendre la période néolithique pour que les domestications apparaissent réellement pour d’autres espèces, généralement avec un petit temps de retard sur le développement de l’agriculture.

Au Proche Orient, 4 espèces sont domestiquées dès 8500 avant notre ère, sensiblement au même moment. Puis le chat entre 7500 et 7000 toujours au Proche Orient. Les plus anciens indices d’élevage concernent une région réduite sur les versants méridionaux du Taurus oriental, région où les formes sauvages des espèces domestiquées étaient présentes.

Il s’agit de :

  • l’Aurochs (Bos primigenius) qui donnera le bœuf.
  • La chèvre aegagre (Capra aegagrus) qui donnera la chèvre.
  • Le mouflon oriental (Ovis orientalis) qui donnera le mouton.
  • Le sanglier (Sus scrofa) qui donnera le porc.

Vers 8200-8000, ces animaux sont transférés vers le sud et vers l’ouest où ils n’ont pas d’ancêtres sauvages. Puis peu à peu cette diffusion affecte l’ensemble du Proche Orient.

Concernant l’Europe, l’histoire est courte.

Encore une fois aucun indice probant de domestication sur place en Europe ne peut être retenu et les animaux domestiques semblent bien gagner l’Europe avec les colons néolithiques et se répandre à travers le continent au rythme de la croissance néolithique et dans certains cas des échanges avec les populations locales.

 L’exploitation des ressources animales

Chose très importante pour les archéologues, on va abattre les bêtes à des âges différents en fonction du service qu’on attend d’elles. A partir de l’examen des dents et de comparaisons ethnologiques, on détermine donc la composition du troupeau et les productions recherchées.

On peut donc étudier les productions recherchées par les éleveurs qui ne se contentent pas de gérer leur troupeau pour obtenir de la viande, mais aussi bien évidemment pour maintenir ou même faire croître le troupeau et pour d’autres productions qui ont pu être mises en évidence comme celle du lait ou celle des peaux et des toisons. Ces produits luis permettent de mettre au point des nouvelles techniques pour transformer le lait et faire du beurre, des fromages, des faisselles. De même, l’homme créé des enclos et développe les échanges de ses bêtes sur des marchés.

Comme pour la cueillette encore très importante chez les agriculteurs, la part de la chasse (comme celle de la pêche)  reste importante chez les éleveurs. Elle permet :

  • L’acquisition de certaines matières premières : les bois, les peaux et la fourrure.
  • La protection les champs et les élevages de certains prédateurs.

Enfin, la place de l’animal dans le symbolisme du Néolithique est tout à fait particulière, s’il est vrai que la représentation animale était importante au Paléolithique dans les grottes ornées, sous une forme naturaliste et que les représentations humaines vont se développer avec le Néolithique, les représentations animales semblent elles aussi évoluer sans que l’on puisse toujours comprendre ce que cela traduit.

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